billets d'humeur de Mobilité réduite

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mercredi 24 février 2010

Ça bouge, ça bouge,...

Depuis mi-février 2010, les choses bougent encore plus.

Suite à des enquêtes de terrain réalisées par différentes associations, dont la notre, les médias, les personnes valides, mais aussi les élus de tous bords et décideurs des services de l'urbanisme commencent à prendre conscience des problèmes d'accessibilité des personnes en situation de handicap et des énormes retards pris par certaines communes ou communautés de communes. Il serait temps !

Publiée par le magazine L'Express, l'étude réalisée par l'Association des Paralysés de France est un excellent indicateur de l'accessibilité en France. Elle classe 96 chefs lieux des départements de métropole et comporte trois grands sujets : Le cadre de vie, les équipements municipaux et la politique locale. Les résultats sont très instructifs. Voir l'étude complète : http://www.lexpress.fr/palmares/barometre-de-l-accessibilite/default.asp

Plus modestement, notre association a vérifié "incognito" le stationnement des PMR à proximité des établissements recevant du public pour 121 villes de France. Villes de petite, moyenne et grande taille. Et pour chaque établissement, nous avons contrôlé la conformité de la place de stationnement par rapport aux critères définis par les textes légaux en vigueur. Là également, les résultats sont très instructifs. Une des premières remarques que nous pouvons faire est que les communes continuent, pour un grand nombre, à créer des places de stationnement non conformes à la loi... même lorsqu'elles viennent d'être créées ! (non-respect des textes qui sont en vigueur depuis le 1er juillet 2007) Voir notre classement à cette adresse : http://www.accessiblepourmoi.com/classement-des-villes/

Cette année, nous allons vérifier à nouveau ces villes afin de voir quelles sont les améliorations apportées depuis notre dernier passage. Nous y intégrerons également l'accessibilité des établissements recevant du public (ERP), méthodologie que nous sommes en train de tester. Ainsi notre prochain classement sera encore plus juste et donnera une photo plus précise de l'accessibilité (voirie et ERP).

Deçi-delà, des voix, dont la notre, s'élèvent pour dénoncer des situations anormales, des retards inadmissibles, des non-respects à la loi (trop souvent par ignorance). Déjà, des citoyens déposent des dossiers de discrimination auprès de la HALDE. Déjà, des citoyens assignent en justice des communes qui réalisent des travaux non conformes à la loi. Le mouvement ne pourra que s'amplifier si les collectivités territoriales ne prennent pas la juste mesure du problème et ne font pas le nécessaire pour respecter les textes et les délais impartis par la loi.

Pour l'heure, nous informons, nous avertissons, nous discutons, nous dénonçons... le temps viendra pour des actions plus "musclées". Car on ne le dira jamais assez, l'accessibilité ce n'est pas pour 2018, ni pour 2020, et encore moins pour 2050... c'est pour 2015.

mercredi 17 février 2010

Encore un "Schmilblick" interministériel du handicap... Mais pour quelle efficacité ?

François Fillon a installé le 9 février 2010 à Matignon le Comité interministériel du handicap (CIH) destiné à « coordonner les politiques publiques en faveur du handicap » pour la « mise en oeuvre volontariste et opérationnelle de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des chances » OUF ! Quel programme ! Il serait temps. A noter que lors de cette " réunion importante " étaient présents "seulement" trois membres du gouvernement (François Fillon, Xavier Darcos et Nadine Morano). Alors que le séminaire gouvernemental sur "l'identité nationale" avait réuni en "grande pompe" pas moins de 30 membres de ce même gouvernement. CQFD.

Le CIH est le nouveau "Schmilblick" institutionnel qui voudrait oeuvrer pour une vie meilleure des personnes handicapées. Discours après discours, souhaits après souhaits voila donc la solution ultime qui devrait résoudre bien des résistances, des obstacles et des problèmes quotidiens. Comme beaucoup de personnes concernées j'en doute ! Voilà plus de quarante ans que j'entends nos élus et gouvernants dire vouloir "coordonner les politiques publiques en faveur du handicap". Mais dans la "vraie vie" c'est tout autre chose. En parallèle à cette réunion, une enquête intitulée "2005-2008 : point sur la mise en accessibilité des territoires" révèle qu'au 31 décembre 2008 il y avait seulement 400 commissions intercommunales pour l'accessibilité aux personnes handicapée, soit à peine 16% des Etablissements Public de Coopération Communales (EPCI) !! Pas de quoi pavoiser !! Cette même enquête révèle également que 660 plans de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics (PAVE) ont été adoptés au 31 décembre 2009. Quand on sait qu'il y a 36.000 communes en France, c'est bien peu et, à ce rythme là, les objectifs ne seront vraisemblablement pas atteints. Pour les personnes en situation de handicap c'est trop souvent la double peine car, selon la ville où l'on habite, c'est le jour et la nuit... (voir ce reportage de France 2 : http://www.youtube.com/watch?v=Fgy71fFRQJo ) Une très grande majorité des collectivités territoriales ne s'est pas souciée en temps et en heure des obligations légales en matière d'accessibilité des personnes handicapées. C'est le constat que notre association fait tous les jours dans différents départements de la région parisienne et aussi en France. Voir notre rubrique "dans les medias" au lien suivant : http://www.accessiblepourmoi.com/dans-les-médias-1/ Pour ces collectivités le réveil va être douloureux dans quelques mois. L'accessibilité ce n'est pas pour 2018, ni pour 2020, et encore moins pour 2050... c'est pour 2015. Qu'on se le dise !

jeudi 11 février 2010

ACCESSIBILITÉ DES PERSONNES HANDICAPÉES BILAN A MI PARCOURS = DÉCEVANT !!!!

Aujourd'hui, jeudi 11 février 2010, c'est le 5e anniversaire de la loi handicap. Force est de constater qu'en ce qui concerne l'accessibilité de la voirie et de bâtiments recevant du public, un long chemin reste encore à parcourir.

En ce qui concerne l'accessibilité de la voirie, des espaces publics et des établissements recevant du public, la France a plus de 40 ans de retard par rapport à d’autres pays comme les Etats-Unis, ou les pays de l'Europe du nord. En effet, nombreux sont les élus et décideurs qui ne font pas ce qu'il faut pour combler ce retard, en dépit de la loi et des textes de plus en plus précis !

Au train où vont les choses, l'accessibilité des personnes handicapées sera "une belle idée" du Président Chirac qui se perdra "dans la nuit des temps" et les personnes en situation de handicap seront encore et toujours les exclues de notre société.

Et de cela il n'est pas question ! Nous devons "FAIRE FACE", interpeller les élus, dénoncer les manquements aux textes en vigueurs, manifester notre mécontentement, exiger le respect de la loi tout simplement. C'est ce que notre association fait jour après jour (MOBILITE REDUITE 1 bis avenue des Carrosses - 77210 AVON - Tél : 09 50 10 95 33).

Car en matière d'accessibilité, nous estimons que l'exemple doit venir "d'en haut". En effet, si l'état, les administrations, les intercommunalités et les municipalités montraient l'exemple, il serait alors beaucoup plus facile pour tous les autres établissements de se mettre en conformité. C'est un énorme chantier, car tout doit être accessible d’ici au 1er janvier 2015, c'est à dire dans moins de 59 mois.

La voirie est encore un point faible des villes avec seulement 14% d'accessibilité. Or ce point est alarmant car si la voirie n'est pas accessible, c'est toute la mobilité et l'autonomie des personnes handicapées qui sont rendues impossibles.

Certes, des efforts ont été faits de-ci de-là. Mais malheureusement, nous constatons encore trop de manquements à la législation en vigueur, trop de laxismes, trop de "je-men-foutisme"...

A ce rythme là, nous n'allons pas rattraper notre retard.

mercredi 3 février 2010

Ça traîne,... ça traîne...

La convention internationale des personnes handicapées n'en finit pas d'attendre d'être ratifiée, alors qu'elle a été signée par la France... le 30 mars 2007 !

L'autorisation de ratification a bien été votée par les deux assemblées en décembre 2009, mais en haut lieu ça ne semble pas être une priorité.

Et pourtant cette convention internationale prévoit que les pays qui l'ont ratifiée :

- "Estiment que les personnes handicapées devraient avoir la possibilité de participer activement aux processus de prise de décisions concernant les politiques et programmes, en particulier ceux qui les concernent directement,

- Sont convaincus qu'une convention internationale globale et intégrée pour la promotion et la protection des droits et de la dignité des personnes handicapées contribuera de façon significative à remédier au profond désavantage social que connaissent les personnes handicapées et qu'elle favorisera leur participation, sur la base de l'égalité des chances, à tous les domaines de la vie civile, politique, économique, sociale et culturelle, dans les pays développés comme dans les pays en développement".

N'est-ce pas d'ailleurs un des principes inscrits de la loi handicap du 11 février 2005 ?

Alors, pourquoi ne pas ratifier cette convention ?

Quant on sait, qu'en France une famille sur quatre est directement concernée par le handicap et que celui-ci touche près de 12 millions de nos concitoyens.

Quant on sait, qu'en ce qui concerne l'accessibilité en général des personnes handicapées, notre pays a 40 ans de retard, il est difficile de comprendre cette lenteur.

Affaire à suivre.

mercredi 27 janvier 2010

Stationnement des handicapés : l'incivilité galopante de nos concitoyens.

Ce samedi, parking de l'hypermarché Leclerc de Dammarie les Lys (Seine et Marne). Un véhicule vient stationner sur les places réservées aux handicapées. Je fais remarquer au conducteur qu'il doit mettre son "macaron" (carte européenne de stationnement pour personnes handicapées). Ce dernier me dit qu'il n'en a pas pour longtemps. Je lui rétorque qu'il occupe une place réservée et qu'il ne peut y stationner. Il me dit qu'il a parfaitement le droit tant qu'il reste au volant et que le moteur tourne. J'insiste. Il me précise que si une personne handicapée se présente, il libérera la place. Je vous fais grâce du dialogue de sourds entre nous. En conclusion : ce monsieur "valide" stationnant sur une place réservée avait d'après lui raison et moi personne handicapée... j'avais tort ! Fermez le ban. Scène exceptionnelle me direz-vous ?

Le matin même, parking IKEA d'Evry (Essonne). Un monospace vient stationner sur une place bleue. En descendent le père, la mère et trois jeunes enfants (entre 5 et 8 ans) et tous de se diriger vers l'entrée du magasin... en gambadant comme des lapins. Je m'approche de leur véhicule et constate que sur la console avant se trouve... la carte européenne de stationnement pour personnes handicapées. Faux et usage de faux ?

La veille, dans une rue située près de la gare SNCF de Compiègne (Oise), une Kangoo se gare sur une place réservée. En sort une jeune femme qui se dirige d’un bon pas vers un magasin sis face à la gare. Elle n'est pas plus handicapée que moi je parle le serbo-croate. Et sur la console avant trône le fameux sésame : la carte européenne de stationnement pour personnes handicapées… Encore un exemple de faux et usage de faux ?

Dimanche matin, parking d'Alinéa de Savigny le Temple (Seine et Marne). Un gros 4x4 vient stationner juste à côté de moi sur une place bleue. En sort un couple de « bobos » jeunes retraités certainement et, vu le côté alerte de leur déplacement, capable de partir faire un trekking de plusieurs jours dans le Hoggar marocain ! Je regarde leur pare-brise et découvre... une carte européenne de stationnement pour personnes handicapées. Je crois rêver !

Dimanche après-midi, parking du Castorama du Champs de foire de Melun (Seine et Marne). Sur la place de stationnement en face de la mienne, un monospace est garé... cette fois-ci, sans la carte européenne de stationnement pour personnes handicapées.

J'arrête là la liste.

Scène exceptionnelle, direz-vous ? Eh bien, non, car il ne se passe pas une semaine sans que nous ayons à constater un manque total de civisme de la part d'un certain nombre de nos concitoyens. Combien de fois avez-vous entendu "je n'en ai que pour une minute"... "je reste au volant" ... "le moteur tourne" ... "de quoi je me mêle... " etc. Bref, autant d'excuses inacceptables que de situations tout aussi inacceptables ! Et que dire de ceux qui utilisent une carte européenne de stationnement pour personnes handicapées alors qu'ils n'en sont pas les détenteurs (ou destinataires). Carte volée, "trouvée", falsifiée, copiée, provenant d'un proche vivant ou décédé, etc. Bref un manque de civisme inqualifiable. Quand donc les pouvoirs publics vont-ils enfin prendre ce problème à bras le corps et sanctionner plus sévèrement les contrevenants ? Quand donc les pouvoirs publics vont-ils faire une campagne de sensibilisation destinée à "l'éducation civique et citoyenne" de nos compatriotes ? Quand donc... (à suivre).

N.B. Il y a un an, l'APF avait déjà fait des remarques en ce sens (voir les revendications de mars 2009 http://www.congres.apf.asso.fr/media/02/00/1549242344.pdf)

mercredi 20 janvier 2010

Encore une fois, notre association constate un non-respect flagrant de la loi par une collectivité territoriale

Encore une fois, notre association constate un non-respect flagrant de la loi par une collectivité territoriale en ce qui concerne l'accessibilité de la voirie pour les personnes handicapées.

Dammarie les Lys, 12eme ville de Seine et Marne avec 20.641 habitants (409 eme au rang national) vient de terminer des travaux importants de voirie.

En effet, les rues du Moulin, du bas Moulin et le rond point de la ville de Tata ont fait l'objet de travaux important de réaménagement de voirie en 2008 et 2009 (voiries élargies, plateaux traversant, création de stationnements, trottoirs élargis, plantation de 80 arbustes,...). Ces travaux ont été réalisés par la ville (maître d'ouvrage). Le coût de l'opération est de 912.337 euros HT dont le financement est assuré à 20% par la ville de Dammarie les Lys, 35% par CAMVS et 45% par l'ANRU.

L'association Mobilité Réduite (www.mobilite-reduite.eu) pousse un "coup de gueule" et dénonce des travaux non conformes à la législation en vigueur (loi "HANDICAP" du 11/02 /2005 et textes afférents).

Le non-respect de la loi concerne essentiellement les places de stationnement réservées aux personnes handicapées. En effet, la seule place clairement indiquée près de la poste se trouve dans un endroit totalement inaccessible voir la vidéo sur Youtube à l'adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=96iALj3c5Bc (voir aussi sur :www.accessiblepourmoi.com ) quant aux autres places elles sont à plus de 200 m sur le parking de la rue du Moulin et sont, elles aussi, non conformes à la législation.

L'association Mobilité réduite rappelle que depuis le 1er juillet 2007 les dispositions légales concernent tous les espaces publics, l'ensemble de la voirie ouverte à la circulation et ce, à l'occasion de réalisation, d'aménagements, de réaménagements de travaux de réhabilitation ou de réfection... Les places de stationnement pour personnes à mobilité réduite doivent être à proximité de l'entrée des Etablissements Recevant du Public d'une largeur de 3,50 m avec un marquage au sol (logo handicap), un panneau B6d (arrêt et stationnement interdit) avec le panneau M6h (Interdit sauf G.I.G. - G.I.C.) et éventuellement les panneaux M9z (Amende 135 euros) et M6a (mise en fourrière si le véhicule non autorisé). Voir la règle à ce sujet sur http://www.accessiblepourmoi.com/ce-que-dit-la-loi-handicap-de-2005/matérialisation/

Quant aux places situées sur le parking de la rue du Moulin (127 places), il devrait y avoir 3 places contre 2 actuellement (la loi impose 1 place pour handicapé par tranche de 50 places de stationnement) et les panneaux d'indication ne sont pas conformes.

L'association a écrit au maire de Dammarie les Lys afin que ces "oublis" soit réparés au plus vite.

De même, l'association a saisi le préfet de Seine et Marne afin qu'il soit rappeler aux collectivités territoriales leur devoir de respecter scrupuleusement la loi en ce qui concerne l'accessibilité des personnes handicapées et à mobilité réduite (Décrets 2006-1657 et 2006-1658 du 21/12/2006 entrés en vigueur le 1er juillet 2007 et de l'Arrêté du 15 janvier 2007 relatif aux prescriptions techniques pour l'accessibilité de la voirie et des espaces publics aux personnes handicapées), car de trop nombreux manquements sont constatés à ce sujet toutes les semaines.

Nous rappelons que Dammarie les Lys a obtenu la note de 0,95 sur 10 en ce qui concerne l'accessibilité voirie des personnes handicapées (voir le classement sur http://www.accessiblepourmoi.com/classement-des-villes/ ). C'est une des plus mauvaises notes de la région parisienne et de la Seine et Marne. Avec un CARTON ROUGE la ville de Dammarie les Lys est classée en bas de tableau entre Athis-Mons (0,85 sur 10) et Fontainebleau (1,09 sur 10).

Notre association reste très vigilante et dénoncera systématiquement tous les manquements à la loi en ce qui concerne l'accessibilité des personnes en situation de handicap et à mobilité réduite.

mercredi 13 janvier 2010

La France va ratifier la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.

La loi (n°2009-1791) du 31 décembre 2009 vient d'autoriser la ratification, par la France, de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées signée à New York par 139 pays dont la France, le 30 mars 2007, et entrée en vigueur le 3 mai 2008. Source : net-iris.fr

La convention des Nations Unies réaffirme les droits, encore trop peu respectés, à l'endroit des personnes handicapées, mais sans en créer de nouveaux spécifiquement pour ces dernières. Elle précise cependant, ce que ces droits impliquent pour les personnes handicapées.

En ratifiant cette convention, la France s'engage à améliorer davantage la qualité de vie des personnes handicapées, et notamment à lutter contre les discriminations à l'emploi et celles liées à l'accès aux biens et services, encore trop nombreuses à ce jour. Rappelons que selon les Nations Unies, près de 650 millions de personnes sont handicapées à travers le monde, soit environ 10% de la population mondiale. Celles-ci font partie des personnes les plus marginalisées, puisqu'on estime que 20% des personnes les plus pauvres au monde sont handicapées et que 80% des personnes handicapées vivent dans les pays en développement. Dans ces pays, 98% des enfants handicapés ne vont pas à l'école et le taux d'alphabétisation des personnes handicapées ne dépasse pas les 3%. Or, nombre de pays sous-développés ne possèdent pas de dispositions légales avancées en matière de promotion et de protection des droits des personnes handicapées. Aussi, la Convention internationale visant à assurer aux personnes handicapées la jouissance effective des droits déjà reconnus en droit international, devrait améliorer les conditions de vie des personnes handicapées principalement dans pays sous-développés. En effet, leur adhésion à la convention les obligera à adopter des mesures législatives pour mettre leur droit interne en conformité avec la convention, ce qui se traduira par une amélioration de la situation des personnes handicapées dans ces pays.

Bien entendu, il va en être de même pour la France où il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. A nous d'être vigilant !

mercredi 6 janvier 2010

Il n'y a pas que la taxe carbone qui s'est fait censurer par le Conseil constitutionnel !

Il n'y a pas que la taxe carbone qui s'est fait censurer, dans sa décision 2009-600/DC du 29 décembre 2009, le Conseil constitutionnel a censuré également l'article 53 de la loi de finances rectificative introduisant des dérogations au principe d'accessibilité des bâtiments neufs pour les personnes handicapées moteurs.

L'article 53 adopté par le Parlement devait permettre de déroger aux règles d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite dans certains immeubles neufs, "en cas d'impossibilité technique résultant de l'environnement du bâtiment". Pour le Conseil en effet, une telle disposition ne trouve pas "sa place dans une loi de finances en application de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances".

Cette disposition avait été introduite dans ladite loi, à la suite d'un arrêt du Conseil d'Etat rendu le 21 juillet 2009 à la requête de l'Association nationale pour l'intégration des handicapés moteurs (ANPIHM. Dans cette décision, Conseil d'Etat avait annulé les dérogations à l'accessibilité des bâtiments neufs prévues par le décret d'application de la loi du 11 février 2005, cette dernière n'autorisant pas de dérogations. Le Conseil d'Etat avait ainsi jugé qu'étaient entachés d'illégalité les articles R.111-18-3 et R.111-18-7, respectivement pour l'habitat collectif et pour les maisons individuelles, dans la mesure où ces articles autorisaient "d'autres dérogations que celles dont la loi a admis la possibilité". Il en était de même pour l'article R.111-19-6 relatif aux établissements recevant du public en tant qu'il s'appliquait aux constructions nouvelles.

Pour réintroduire les dérogations ainsi annulées, le législateur a cru pouvoir utiliser la loi de finances rectificative pour modifier la loi du 11 février 2005, et donc, les codes de l'urbanisme et de la construction. L'article 53 de la loi de finances rectificative devait ainsi modifier les articles L. 112-1 du Code de l'urbanisme et L. 111-7-1 du code de la construction et de l'habitation. Mais le Conseil constitutionnel, fidèle à son intransigeance à l'égard des "cavaliers législatifs", a considéré qu'une telle disposition n'avait pas sa place dans une loi de finances.

Si le législateur entend poursuivre, il devra trouver un véhicule législatif approprié.

Deux fois en 2009, le législateur s'est fait censurer sur ce sujet. Que va-t-il en advenir en 2010 ?

Plus que jamais soyons vigilant et continuons à faire respecter sur le terrain la loi en faveur de l'accessibilité de la voirie et des bâtiments recevant du public pour les personnes handicapées

vendredi 1 janvier 2010

Toute l'équipe de MOBILITÉ RÉDUITE vous présente ses meilleurs voeux d'accessibilité pour 2010.

__Toute l'équipe de MOBILITÉ RÉDUITE vous présente ses meilleurs voeux

d'accessibilité pour 2010.__

jeudi 17 décembre 2009

Les handicapés exclus de la Gare SNCF de MONTEREAU FAULT YONNE (Seine et Marne)

L’accueil des voyageurs a été amélioré (plaques de gare, bancs, poubelles, outils d'information, ...) cependant, pour ce qui est de l'accessibilité aux quais et aux trains pour personnes en situation de handicap et à mobilité réduit , c'est l'éternelle Arlésienne.

La gare SNCF de Montereau Fault Yonne (Seine et Marne) a fait l'objet ces derniers mois de travaux concernant "l'amélioration de l'accueil des voyageurs" ... mais manifestement ces travaux ne concernaient pas tous les voyageurs !

Ces travaux sont financés à 75% par la SNCF et à 25% par la région Ile de France.

Malgré les frais engagés, les personnes en situation de handicap et à mobilité réduite ne peuvent accéder ni aux quais ni aux trains.

De son côté, la ville de Montereau Fault Yonne a aménagé en 2008 des "Vélobox" à proximité de l'entrée de la gare (moins de 40 m) "pour une ville plus agréable". De même, par le passé déjà, des aménagements de voirie avaient été réalisés devant la gare, avec création d'espaces pour les bus, les taxis et la « dépose-minute », sans compter des places de stationnement automobile à moins de 25 m de l'entrée de la gare. Paradoxalement les personnes à mobilité réduite doivent toujours se contenter de leur "ghetto" situé à plus de 150 m de l'entrée de la gare.

Voir la vidéo sur Internet : http://www.youtube.com/watch?v=Jv5w9SNLIfg

Quand on connaît les difficultés de déplacement des personnes handicapées et à mobilité réduite, ce n'est vraiment pas sympa et encore moins "citoyen" !

Et pourtant, depuis le 1er juillet 2007, les dispositions légales concernent tous les espaces publics, l'ensemble de la voirie ouverte à la circulation et ce, à l'occasion de réalisation, d'aménagements, de réaménagements, de travaux de réhabilitation ou de réfection.

Les places pour personnes à mobilité réduite doivent se trouver à proximité de l'entrée des bâtiments recevant du public... paraît-il....

Ces travaux ne respectent donc pas la loi "Handicap" du 11 février 2005 et plus particulièrement de la directive du 13 avril 2006, ni le Décret 2006-1658 du 21/12/2006 Décret entré en vigueur le 1er juillet 2007, pas plus que la circulaire ministérielle 200-51 du 23 juin 2000, etc ...

Conformément à la loi tout doit être accessible aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite d’ici 61 mois. Il y a énormément de travail à faire de la part des collectivités territoriales mais aussi de la part des commerces et entreprises recevant du public.

MOBILITE REDUITE - 1 bis avenue des Carrosses - 77210 AVON. MOBILITE REDUITE www.mobilite-reduite.eu et www.accessiblepourmoi.com

jeudi 10 décembre 2009

Encore un "COUP DE GUEULE" payant pour le respect de la loi "Handicap" du 11 février 2005

Après notre intervention vigoureuse du mois de novembre au sujet de l'absence de places de stationnement pour les personnes à mobilité réduite devant la cité administrative de Melun (Seine et Marne), c'est maintenant une suite favorable qui est donnée à notre "COUP DE GUEULE" du mois d'octobre. Ce coup de gueule concernait des travaux de voirie réalisés au printemps dernier par la Communauté de Communes de Fontainebleau Avon, et dénonçait pas moins de 7 points qui posent difficulté : absence de bande podotactile, trottoirs en gravillons, pas d'avertisseurs sonores pour les personnes malvoyantes sur les nouveaux feux tricolores, accès au trottoir avec des ressauts supérieurs à 2 cm, etc ... notre association a eu un premier contact avec le directeur des services techniques de la Communauté de Communes de Fontainebleau Avon. Les remarques et suggestions ont été prises en compte et les aménagements conforme à la loi seront réalisés sans tarder. A l'issue de cet entretien de prise de contact, rendez-vous a été pris afin de faire prochainement le point sur d'autres travaux en cours (notamment de l'important chantier d'aménagement du pôle gare). MOBILITE REDUITE a d’ailleurs fait plusieurs remarques pertinentes au sujet de la praticabilité de cheminement et la sécurité des usagers concernés, ainsi que des suggestions d'amélioration et de mise en conformité avec la législation en vigueur. Le président de Mobilité Réduite, Jean-Michel Royère rappelle au passage que "conformément à la loi "handicap" du 11 février 2005, tout doit être accessible aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite dans moins de 61 mois ! Il y a énormément de travail à accomplir de la part des collectivités territoriales mais aussi de la part des commerces et entreprises recevant du public. Fidèle à notre principe qui est de vérifier si les personnes en situation de handicap peuvent stationner convenablement et accéder facilement aux lieux publics, notre association reste très vigilante et fera en sorte que la loi soit respectée. En ce qui concerne Fontainebleau-Avon (sud Seine et Marne), notre association n'hésitera pas à proposer à la Communauté de Communes (comme à d'autres collectivités territoriales) son expertise en la matière et ce, dans le but d'une coopération utile et positive pour que les villes soient enfin en conformité avec la loi "handicap".

Compte à rebours

Pour une ville facile, tranquille, mobile, pour moi personne en situation de handicap et à mobilité réduite tout doit être accessible dans... 61 mois !

C'est pourquoi l'association MOBILITE REDUITE se mobilise pour le respect de la Loi du 11 février 2005 intitulée "Pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées".

vendredi 4 décembre 2009

Enfin des places pour handicapés à la cité administrative de Melun !

Depuis plus de 3 ans l'accueil du public se fait maintenant dans un nouveau bâtiment (coût des travaux : 20 millions d'euros). Malgré de nombreuses réclamations d'usagers, il n'y avait aucune place pour personne à mobilité réduite. Au printemps dernier il a été enfin installé une place dit de "stationnement pour PMR" non conforme à la législation en vigueur. Suite à notre courrier adressé au Préfet de Seine et Marne en date du 3 novembre 2009 et à la "vidéo choc" dénonçant un très grave dysfonctionnement concernant le stationnement des personnes en situation de handicap et à mobilité réduite devant la cité administrative (pas moins de cinq administrations recevant du public) et une seule place de stationnement sur un terrain instable. Voir la vidéo sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=xk0PpGoTZy4 , Monsieur le préfet de Seine et Marne a été très réactif. Dès le 12 novembre, il nous a assuré que le nécessaire serait fait dans les meilleurs délais pour remédier à ces dysfonctionnements et confirme que des travaux de mise en conformité sont actuellement en cours.

Nous nous sommes rendus dès le 21 novembre pour constater le résultat de ces travaux de mise en conformité. Voir les photos sur : http://coupdegueule.jimdo.com/accueil/melun-cite-administrative/

Conformément à la loi "handicap" du 11 février 2005, tout doit être accessible aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite dans 61 mois . Il y a énormément de travail à faire de la part des collectivités territoriales mais aussi de la part des commerces et entreprises recevant du public. L'association MOBILITE REDUITE reste très vigilante et fera en sorte que la loi soit respectée... Si l'on n'agit pas ... rien ne se fera ! 90% des villes que nous avons auditées ne sont pas accessible aux personnes à mobilité réduite (voir tous les résultats sur http://www.accessiblepourmoi.com/ ).

Compte à rebours

Pour une ville facile, tranquille, mobile, pour moi personne en situation de handicap et à mobilité réduite tout doit être accessible dans... 61 mois !

Du côté de chez vous....

Avertissement : L''es résultats de nos audits reflètent la tendance constatée d'une situation à un instant "T" et de la volonté des collectivités territoriales pour prendre en compte l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. Ce n'est en aucun cas une étude approfondie. Ils servent à nous faire une idée générale de l'accessibilité des personnes handicapées dans les lieux ouverts au public et la voirie. Actuellement ces audits ne concernent que le stationnement sur la voie publique. FELICITATIONS !

Draveil (91210) avec la note de 7,69 sur 10

PEUT MIEUX FAIRE

Briare (45250) avec la note de 6,20 sur 10

CARTON ROUGE :

Pithiviers (45300) avec la note de 2,44 sur 10 Savigny le Temple (77176) avec la note de 1,77 sur 10

COUP DE GUEULE du mois :

L'accessibilité de la gare SNCF de MONTEREAU FAULT YONNE (77130). Voir la vidéo sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=Jv5w9SNLIfg

Toutes les informations concernant l'accessibilité aux espaces publics des personnes handicapées et à mobilité réduite sur http://www.accessiblepourmoi.com

lundi 30 novembre 2009

Problème récurrent du stationnement des personnes en situation de handicap

Tout comme l'Association des Paralysés de France (cf. Revendication de l'APF - mars 2009), notre association constate un manque évident de places de stationnement pour les personnes à mobilité réduite d'autant que ces dernières ne concernent pas exclusivement les personnes en fauteuil roulant mais toutes les personnes ayant obtenu le macaron GIC-GIC accordé temporairement ou définitivement par les MDPH. Des places de stationnement non conformes à la législation en vigueur (largeur à 3,30 et longueur réglementaire de 5 m est  trop courte pour permettre une sortie du fauteuil roulant par l'arrière, mais aussi un accès protégé au trottoir entre deux véhicules totalement impossible actuellement). Enfin, une utilisation abusive, par des personnes non habilitées, des places réservées aux PMR. Il y a une nécessité urgente à sensibiliser les populations par le biais des médias et aussi auprès des jeunes collégiens et lycéens dans le cadre de journées pédagogiques. Par ailleurs, il est absolument nécessaire de renforcer les sanctions envers les contrevenants (amende de 135 euros) d'autant plus que maintenant les places pour PMR doivent bénéficier du panneau arrêt interdit qui remplace progressivement et jusqu'en .... 2018 ! Le panneau stationnement interdit (arrêté du 12 février 2008 article 55 § C précise que l’interdiction de stationner doit faire l’objet d’une signalisation verticale. Cette signalisation est constituée par le panneau B6a (interdiction de stationner), devenu B6d (interdiction d'arrêt) depuis l'arrêté du 11.02.08 - JO du 24.04.08) complétée par le panonceau M6h (interdit sauf GIG-GIC). D'une manière générale nous constatons une dérive quant à l'interprétation des textes en matière de matérialisation des places réservées aux PMR.